Historique du yiquan par Andrzej Kalisz :

Certificat de CUI Rui Bin reconnaissant Maître Ming Shan comme son disciple à genoux.

« Ming Shan, J.P. Harrold, de sexe masculin, est né le 4 juin 1948 à Hochiminhville et de nationalité française. Il aime beaucoup les arts martiaux et a étudié de nombreux styles de boxes de tous pays.

Ensuite, il s’est entraîné avec un grande volonté, sérieusement et durement à l’art du Yi Quan. Par chance, il a rencontré le Grand Maître CUI Rui Bin, qui lui a transmis son savoir dans le but de faire rayonner le Yi Quan, développer le niveau de l’enseignement et de cultiver un caractère juste, bon, courageux et persévérant.

Ming Shan en faisant la cérémonie de prosternation, respecte monsieur CUI Rui Bin comme son maître et poursuit l’appronfondissement du Yi Quan, en devenant un enseignant diligent et qu’on puisse voir dans l’étude de cette boxe une voie de réalisation de l’Homme ». Cui Rui Bin

Maître Ming Shan, par allégeance à la tradition chinoise, s'est prosterné devant Maître CUI pour marquer son respect au Maître et s'engager à transmettre.

Il devient donc à cet instant disciple à genoux.

Dans la tradition asiatique, être choisi comme disciple à genoux est un grand honneur.

Le Maître s'engage vis à vis du disciple à lui enseigner tous les secrets et les méthodes d'entraînement du Yi Quan ainsi que la formule hermétique de WANG Xiang Zhai divulguée exclusivement aux disciples à genoux.

En 1995, j’avais apporté en Chine la première cassette de l’ultimate fighting de Royce Gracie. J’en ai offert une à Maître Wang Shang Wen et une autre à Maître Wang Xuan Jie qui l’a donnée à celui qu’il considère comme son meilleur disciple Yu Hong Qun (Along). J’ai en ma possession une cassette audio de l’interview de Maître Wang Xuan Jie.
Je lui ai demandé : « Vous allez ouvrir un temple des arts martiaux, qui défie les autres écoles, avec vos meilleurs élèves Shang Wen et Yu Hong Qun. Est-ce qu’ils peuvent participer au combat de l’ultimate fighting en utilisant la force interne développée par le Da Cheng Quan? ».
Il a répondu : « Pour combattre dans la boxe chinoise, on n’utilise pas de gants de boxe. Mais en ce moment, Yu Hong Qun a mal au dos, il est blessé. Quant à Shang Wen, il voudrait bien essayer son énergie interne (NeiJin) dans le combat. »
Puis, j’ai dit au maître : « Si un des élèves participe à ce combat et qu’il perd, je continuerai à pratiquer le travail postural pour la santé et la spiritualité mais je ne parlerai plus de combat invincible ou de grand accomplissement sur le plan martial. »
De gauche à droite, Maître Ming Shan (en débardeur), Maître YU Hong Qun, Maître WANG Xuan Jie et Maître NIU Xiu Rong).

En 1996, j'étais dans le parc Bei Hai (Mer du Nord) avec dans ma main une revue comportant un article de monsieur HE Zhen Wei.

Je demandai : " Maître WANG Xuan Jie, connaissez-vous cet homme qui pratique le Da Cheng Quan avec des élèves en France ? ".

Il me répondit : " HE Zhen Wei a pratiqué un peu les arts externes. Il s’est entraîné chez moi 3 mois. Il n’a jamais rencontré le vénérable patriarche ni ses meilleurs disciples. C’est un imposteur ! ".

A la mort de Maître WANG Xuan Jie, HE Zhen Wei alla voir Maître WANG Yu Fang et la trompa en lui disant qu’il était le meilleur disciple de ce dernier.

Dans le Dachengquan, le tuishou est différend du Yiquan.
Trois disciples, Yu Hong Kun, Lao Ren, Ming Shan.
Wang Xuan Jie disait que sa méthode d'entraînement pour avoir la maîtrise de la force interne apportait l'épaississement de la taille.
Dans le Shandong, Wang xuan jie a enseigné à Ming Shan le sabre du Dachenquan.

Sur la photo, de gauche à droite : WANG Xuan Jie, WANG Tie Cheng, BAÏ Jin Jia et ZHAO Xu Quan.

Cette photo fut prise le 8 octobre 1961 après la cérémonie d’acceptation des disciples à genoux devant Maître YAO Zong Xun.

Mes deux Maîtres (WANG Xuan Jie et WANG Tie Cheng) étaient au départ dans le courant originel du fondateur du Yi Quan dont Maître YAO fut le successeur.

Bien que WANG Xuan Jie fut disciple à genoux de Maître YAO, son enseignement se différenciait du Yi Quan.

Témoignage de Maître Ming Shan :

BAISHI (Cérémonie d’acceptation d’un disciple par prosternation) :

Dans la tradition chinoise, à partir du concept de respect développé par Confucius, le Maître peut accepter après avoir scruté la sincérité de l’élève et évalué ses qualités d’homme comme disciple à genoux un ou plusieurs de ses élèves.

Par ce rituel, le disciple s’engage à respecter la tradition chinoise et à considérer son Maître comme un deuxième père qui lui enseignera tous les secrets de l’école. Seul le disciple à genoux reçoit les enseignements, les formules qui se divulguent de bouche à oreille. Cependant, les élèves peuvent aussi progresser honnêtement dans l’art sans être disciple. C’est à partir de la cérémonie que commence réellement pour le disciple l’appronfondissement de l’étude.

Si l’élève a la volonté de travailler, il peut formuler la demande auprès de son Maître pour devenir un de ses disciples. Mais c’est le Maître qui choisit selon le caractère et la franchise du pratiquant… A partir de ce moment là, on devient frère d’école avec les autres disciples (Shi Xiong Di).

Maître Ming Shan est devenu disciple à genoux du Grand Maître CUI Rui Bin en juin 1996. De ce fait, c'est à son tour d'accepter des disciples (Shou Tuti).

A l'occasion de l'anniversaire de Maître CUI Rui Bin, ce dernier a réuni tous ses disciples pour assister à la présentation du futur frère de l'école, Ming Shan.

Gong Dong, le premier assistant et disciple de Maître CUI, présente alors devant les invités le parcours de vie de Maître Ming Shan.

Vous pourrez trouver ICI un historique du yiquan en français par Andrzej Kalisz.

Ne croyez rien sur la foi des traditions, alors qu’elles sont en honneur depuis de longues générations.
Ne croyez pas à une chose parce que beaucoup de monde en parle ou parce que vous l’avez imaginé, en vous persuadant qu'un dieu vous a inspiré.
Ne croyez pas sur la seule autorité des maîtres ou des prêtres
Croyez seulement après voir examiné et testé. Vous devez ressentir dans votre corps et votre esprit que vous avez expérimenté et reconnu comme raisonnable, faisant du bien à vous-même et autrui, conformément à vos actions.
SIDDHARTHA BOUDDHA

Je vais faire le bilan de mes 20 années de pratiques et de combat avec les maîtres chinois ; je traiterai d'abord du dachengquan de mon ancien maître Wang xuan jie, (décédé), du yiquan, de liuhebafa, du taikiken et du jin gang quanshan (boxe de la montagne, simple, directe et pure comme le diamant). Mon style n'est pas une création mais une réforme et un perfectionnement de la boxe chinoise. En 2005, avec mon disciple LIANBE, dans un petit temple prés de XIAN, nous avons trouvé refuge dans le bouddhisme CHAN hong, jiao (Zen, vajrayana), dont je m'inspire dans la recherche spirituelle. A cette occasion, j'ai fait voeu de vérité, de ne pas vivre dans le mensonge. J'ai pratiqué sincèrement ce que tous les maîtres chinois m'ont enseigné, j'ai utilisé le JINGSHEN qui est le plus haut niveau du mental pour endurer les épreuves et avoir la volonté de bien s'entraîner en recherchant le GONGFU qui est la recherche de la maîtrise au plus haut niveau dans tous les domaines de l'art qu'un homme a choisi. J'ai recherché ce qui est bénéfique dans la boxe chinoise (ZHONG GUO WUSHU), j'ai suivi mon maître Wang Xuan Jie pendant huit ans, à raison de 3 à 6 mois chaque année, faisant le travail de la posture comme il me l'a enseigné, ce qui était dur, mais bénéfique pour la santé, en cherchant la voie du fondateur Wang XIANG Zhai.

J'ai alors senti qu'il y avait  quelque chose qui n’allait pas. J'ai quitté mon maître Wang xuan jie en 1996, avant sa mort. Pendant huit ans j’ai fait 2 à 3 heures de posture par jour, la marche, les poussées des mains, la danse de la boxe, des applications de combat sur un partenaire qui ne bouge pas etje n'ai jamais vu de combat libre. J'ai rencontré ZHANG BAO SHEN, le premier disciple du maître, il m'a dit qu'il avait aussi quitté le maître Wang xuan jie. Zhang Bao Shan faisait parti de la première génération du style dachengquan, il m'a dit qu'on faisait des combat très durs, une cinquante d'élèves étaient inscrits au début de l'année, à la fin de la saison il en restait 4 ou 5 car les combats étaient rudes. Zhan Bao Shan était le disciple unique car dans la tradition chinoise, il n'y a qu'un seul yipo chuan ren (transmission d'une seule personne). Avec l'ouverture de la Chine, le nouveau mode d'entraînement a été composé de beaucoup de postures, de marche (mocabu) et le maître corrigeait en bougeant un petit doigt, on faisait des applications de combat sur un adversaire immobile, en faisant des grimaces, en faisant des gros yeux méchants, en projetant la personne, c'est la caractéristique du dachengquan. Maître CUI RUI BIN du Yiquan qualifie cela de "faire le clown". J'ai connu un autre disciple qui s'est inscrit en même temps que moi, le maître Wang shang wen qui vient de Datong, pratiquant de xingyi.Wang xuan jie n'a plus voulu de lui dans son école car il est venu en France et a pris pour disciple à genoux un français nommé Michel CHIAMBRETTO, sans l'autorisation du maître. Dans le livre Wushu, Ombres et Lumière, dans la préface, il dit « Mon Maître est WANG XUAN JIE, certains détracteurs le définissent comme disciple de la 3ème génération du fondateur, cependant même si nos voies se sont pour un temps éloignées, je tiens à exprimer la vérité, Maître WANG XUAN JIE fut initié au dacheng quan par LI YONG ZONG, un des meilleurs disciples du fondateur ».

Il faut dire que le maître HUO JIN LAI   a quitté son maître aussi, car quand le coeur n'est pas tranquille, la boxe ne peut pas être bien maîtrisé et que Wang Xiang Zhai a envoyé Wang Xuan Jie voir Maître YAO ZONG XUN pour être son disciple à genoux, il est resté un an et demi et maître YAO l'a envoyé chez Yang de mao.
Un autre disciple, YU HONG KUN, est venu,  qui est un champion de Sanda dans l'île de HAINAN. Il a terrassé à lui tout seul plusieurs voyous en bagarre de rue, il est considéré par Wang xuan jie peu avant sa mort comme son véritable disciple. Maître MING l'a rencontré à HUAINAN lors de la réunion des Grands Maîtres de LIUHEBAFA, pour l'anniversaire de WU YI HUI en décembre 2007.
YU HONG KUN a visité les grandes maîtres de Chine. C’est un maître avec un bon niveau de Gongfu, style  ziran men (naturel). Pour moi la boxe du grand  accomplissement, qui ne pratique plus le combat, est morte avec le maître Wang xuan jie.
Les nouveaux maîtres du grand accomplissement font la danse de la boxe, les poussées de mains, c'est bon pour la santé, mais il y a d'autre méthodes qui peuvent aussi arriver à un haut niveau.  Dans le dacheng quan, il n'y a pas de travail d'absorption des coups comme on le fait dans l'école de maître SAWAI en taikiken, ou l'on peut progresser malgré le poids des années en combat.

"Vous étudiez ma boxe, vous êtes un homme vivant, vous copiez ma boxe, vous êtes un homme mort" WANG XIANG ZHAI