




Ne croyez rien sur la foi des traditions, alors qu’elles sont en honneur depuis de longues générations.
Ne croyez pas à une chose parce que beaucoup de monde en parle ou parce que vous l’avez imaginé, en vous persuadant qu'un dieu vous a inspiré.
Ne croyez pas sur la seule autorité des maîtres ou des prêtres
Croyez seulement après voir examiné et testé. Vous devez ressentir dans votre corps et votre esprit que vous avez expérimenté et reconnu comme raisonnable, faisant du bien à vous-même et autrui, conformément à vos actions.
SIDDHARTHA BOUDDHA
Je vais faire le bilan de mes 20 années de pratiques et de combat avec les maîtres chinois ; je traiterai d'abord du dachengquan de mon ancien maître Wang xuan jie, (décédé), du yiquan, de liuhebafa, du taikiken et du jin gang quanshan (boxe de la montagne, simple, directe et pure comme le diamant). Mon style n'est pas une création mais une réforme et un perfectionnement de la boxe chinoise. En 2005, avec mon disciple LIANBE, dans un petit temple prés de XIAN, nous avons trouvé refuge dans le bouddhisme CHAN hong, jiao (Zen, vajrayana), dont je m'inspire dans la recherche spirituelle. A cette occasion, j'ai fait voeu de vérité, de ne pas vivre dans le mensonge. J'ai pratiqué sincèrement ce que tous les maîtres chinois m'ont enseigné, j'ai utilisé le JINGSHEN qui est le plus haut niveau du mental pour endurer les épreuves et avoir la volonté de bien s'entraîner en recherchant le GONGFU qui est la recherche de la maîtrise au plus haut niveau dans tous les domaines de l'art qu'un homme a choisi. J'ai recherché ce qui est bénéfique dans la boxe chinoise (ZHONG GUO WUSHU), j'ai suivi mon maître Wang Xuan Jie pendant huit ans, à raison de 3 à 6 mois chaque année, faisant le travail de la posture comme il me l'a enseigné, ce qui était dur, mais bénéfique pour la santé, en cherchant la voie du fondateur Wang XIANG Zhai.
J'ai alors senti qu'il y avait quelque chose qui n’allait pas. J'ai quitté mon maître Wang xuan jie en 1996, avant sa mort. Pendant huit ans j’ai fais 2 à 3 heures de posture par jour, la marche, les poussées des mains, la danse de la boxe, des applications de combat sur un partenaire qui ne bouge pas etje n'ai jamais vu de combat libre. J'ai rencontré ZHANG BAO SHEN, le premier disciple du maître, il m'a dit qu'il avait aussi quitté le maître Wang xuan jie. Zhang Bao Shan faisait parti de la première génération du style dachengquan, il m'a dit qu'on faisait des combat très durs, une cinquante d'élèves étaient inscrits au début de l'année, à la fin de la saison il en restait 4 ou 5 car les combats étaient rudes. Zhan Bao Shan était le disciple unique car dans la tradition chinoise, il n'y a qu'un seul yipo chuan ren (transmission d'une seule personne). Avec l'ouverture de la Chine, le nouveau mode d'entraînement a été composé de beaucoup de postures, de marche (mocabu) et le maître corrigeait en bougeant un petit doigt, on faisait des applications de combat sur un adversaire immobile, en faisant des grimaces, en faisant des gros yeux méchants, en projetant la personne, c'est la caractéristique du dachengquan. Maître CUI RUI BIN du Yiquan qualifie cela de "faire le clown". J'ai connu un autre disciple qui s'est inscrit en même temps que moi, le maître Wang shang wen qui vient de Datong, pratiquant de xingyi.Wang xuan jie n'a plus voulu de lui dans son école car il est venu en France et a pris pour disciple à genoux un français nommé Michel CHIAMBRETTO, sans l'autorisation du maître. Dans le livre Wushu, Ombres et Lumière, dans la préface, il dit « Mon Maître est WANG XUAN JIE, certains détracteurs le définissent comme disciple de la 3ème génération du fondateur, cependant même si nos voies se sont pour un temps éloignées, je tiens à exprimer la vérité, Maître WANG XUAN JIE fut initié au dacheng quan par LI YONG ZONG, un des meilleurs disciples du fondateur ».
Il faut dire que le maître HUO JIN LAI a quitté son maître aussi, car quand le coeur n'est pas tranquille, la boxe ne peut pas être bien maîtrisé et que Wang Xiang Zhai a envoyé Wang Xuan Jie voir Maître YAO ZONG XUN pour être son disciple à genoux, (consulter la page « Maître »), il est resté un an et demi et maître YAO l'a envoyé chez Yang de mao.
Un autre disciple, YU HONG KUN, est venu, qui est un champion de Sanda dans l'île de HAINAN. Il a terrassé à lui tout seul plusieurs voyous en bagarre de rue, il est considéré par Wang xuan jie peu avant sa mort comme son véritable disciple. Maître MING l'a rencontré à HUAINAN lors de la réunion des Grands Maîtres de LIUHEBAFA, pour l'anniversaire de WU YI HUI en décembre 2007.
YU HONG KUN a visité les grandes maîtres de Chine. C’est un maître avec un bon niveau de Gongfu, style ziran men (naturel). Pour moi la boxe du grand accomplissement, qui ne pratique plus le combat, est morte avec le maître Wang xuan jie.
Les nouveaux maîtres du grand accomplissement font la danse de la boxe, les poussées de mains, c'est bon pour la santé, mais il y a d'autre méthodes qui peuvent aussi arriver à un haut niveau. Dans le dacheng quan, il n'y a pas de travail d'absorption des coups comme on le fait dans l'école de maître SAWAI en taikiken, ou l'on peut progresser malgré le poids des années en combat.
"Vous étudiez ma boxe, vous êtes un homme vivant, vous copiez ma boxe, vous êtes un homme mort" WANG XIANG ZHAI