Le Maître spirituel de Maître Ming Shan.
La déesse Compassion. Cette déesse écoute toutes les souffrances du monde de toutes les personnes.

Le Jing Gang Quan et sa Spiritualité

 

La pratique de l'art martial interne cherche à s'approcher de l'universalité. L'art du combat doit être efficace en self-défense ; par expérience on peut être un très bon combattant et ne pas être épanoui dans sa vie privée. Le travail de la maîtrise du corps et de l'esprit vise à l'épanouissement total de l'être humain, la pratique du zhan zhuang gong (la posture chan, debout, LI CHAN GONG), développe une grande force du corps. En Chine même, dans les écoles yiquan et tachenchuang, certains maîtres sont morts d'alcoolisme et d'autres ne sont pas en bonne santé à cause du tabagisme. Toutefois en ce qui concerne le cheminement spirituel, aucune croyance de quelque ordre que ce soit ne serait être imposé  aux élèves, ce serait non seulement contraire à la liberté de conscience, mais encore incompatible avec un art visant le libre épanouissement de l'individu. Parmi mes élèves, on compte des croyants avec ou sans religion particulière, des athées et des agnostiques.
Je suis allé à WUTAISHAN dans un lieu bouddhiste qui est devenu un business, on vous donne l'enseignement si vous leur offrez des portables dernier cri, les nonnes et moines sont bien gras et roulent en véhicule tout-terrain, certains pratiquent l'escroquerie des sermons. Par observation et expérience, toute religion est en déclin, mais j'ai rencontré quelques rares moines ascètes qui vivent dans des huttes et ne mangent que les produits de leur  jardin. Pour cela maître Mingshan a cherché refuge en 2004 dans un petit temple près de XIAN, dans l'école HONGJAO.
En 2006 Ming shan a passé une semaine de stage spirituel à Chypre chez le cheik NAZIM, pendant un entraînement dans une grotte, il a ressenti le fondement de toutes les croyances et il a repris à son compte la phrase de MIYAMOTO MUSASHI "je respecte tous les dieux et le bouddha mais j'ai confiance en moi-même".
Maître Ming fait un travail sur la quiétude qui s'appelle XIN YANG KE XUE (science de la foi) on trouve dedans le chamanisme, le bouddhiste chan et tibétain.
De tous les maîtres spirituels qu'il a rencontré, ils leur manquaient des exercices de santé.
La véritable énergie interne (neijin) est seulement apporté par le travail de zhang zhuang ou de  xing zhuang.
Dans l'école Shenchuenfa, pour la santé on applique des mantras en postures debout ou assis. "Si tu deviens maître de chaque endroit ou tu te trouves, alors où que tu sois sera la vérité"
Proverbe Chan, Zen.

Dans cette grotte, à Chypre, Maître Ming Shan a compris toutes les croyances.

"Si Allah demeure dans une mosquée à qui appartient le reste du monde? Les Hindous disent qu'il demeure dans l'idôle. Les uns et les autres se trompent! N'accuse pas de mensonge les véddas ou le coran, le menteur est celui qui ne réfléchit pas. Allah demeure invisiblement en chaque corps. Comprends cela en toi-même. Il est le même dans l'hindou ou le musulman. A force de lire des livres, le monde est mort et nul n'est devenu savant. Celui qui sait déchiffrer le seul nom du Bien-aimé, celui-là est le vrai savant. Les faiseurs de discours pieux, chaque jour se lèvent de bon matin, pour dire des mensonges, mensonges le matin, mensonges le soir. Le seul mensonge fait sa demeure en leur coeur. Ils n'ont rien compris au mystère de Ram. Ce dieu sans nom, j'ose l'appeler indifférement Allah ou Khuda comme les musulmans ou Ram et Hari comme les Hindouistes. Puisqu'il est innommable pourquoi lui donner un nom plutôt qu'un autre. Cherche dans ton coeur, cherche-le dans tous les coeurs. Là est sa demeure et sa résidence. S'il suffit de répéter "Seigneur" pour que le monde soit sauvé alors il suffit de dire "sucre" pour que la bouche soit sucrée. Si par des bains rituels, si par des ablutions ou des plongeons, on peut atteindre le salut, les grenouilles elles-aussi plongent et replongent. Si le coeur a perdu sa simplicité et sa pureté, il demeure incapable d'une rencontre avec le sans-nom". Kabir

Quand je suivais l’enseignement de maître WANG Xuan Jie, paix à son âme, il cherchait à atteindre l’Illumination en mettant en application le Dacheng Quan et en synthétisant la théorie religieuse du taoïsme et du Chan dans une pratique laïque. Le dimanche, il nous amenait méditer dans le temple du Nuage Blanc à Pékin.